Dynamique des vagues d’impulsion

vagues d’impulsion

Ce qu’il faut savoir avant tout, c’est que la dynamique des vagues d’impulsion est différente de celles des vagues de correction. C’est pourquoi il est important de les séparer en deux catégories, en commençant par les vagues d’impulsion, puis par les vagues de correction.

1. Extensions des vagues d’impulsion

La plupart des vagues d’impulsion connaissant des extensions, c’est-à-dire qu’elles connaissent plusieurs subdivisions qui, au final, ne représentent qu’une seule et même vague. Ces extensions ne peuvent se produire que sur une seule des trois vagues d’impulsion. La vague qui fait l’objet d’une extension sera donc beaucoup plus longue que les autres. Si les vagues d’impulsion 1 et 3 sont de tailles approximativement identiques, la vague 5 pourrait connaître une extension. De même, si la vague 1 subit une extension, il est fort probable que les vagues 3 et 5 aient des tailles approximativement équivalentes. Il arrive parfois que les extensions prennent la forme de subdivisions dont l’amplitude et la durée coïncident avec les quatre autres vagues de la tendance. Ce qui complexifie l’interprétation des vagues. Cela peut en effet donner une tendance à neuf vagues dont il est difficile de savoir quelle vague subit une extension (voir schéma ci-dessous).

vagues d'impulsion

Dans la pratique, c’est souvent la vague 3 qui fait l’objet d’une extension. Pour rappel, la vague 3 ne doit jamais être la plus courte. C’est une des règles elliotistes à maîtriser et elle sera développée dans la partie adaptée. Il arrive aussi assez souvent qu’une extension subisse elle-même une extension. Par exemple, la vague 3 subit une extension. Dans cette même vague, il peut y avoir cinq autres vagues (voir l’illustration de cet exemple ci-dessous).

vagues d'Elliott

Ce schéma montre bien l’extension d’une extension sur la vague 3. Il est possible d’estimer la longueur des extensions grâce aux ratios de FIBONACCI. Les plus utilisés seront 1.618 et 2. Ainsi, lorsque la vague 1 et la vague 3 sont à peu près équivalentes, il est possible de multiplier la taille de l’une de ces vagues d’impulsion par 1.618 ou 2 pour fixer le sommet qui sera atteint par la vague 5.

2. Vagues d’impulsion : Failure

Il arrive parfois la vague 5 n’arrive pas à atteindre un nouveau sommet (dans un marché haussier) ou un nouveau plus bas (dans un marché baissier) et donc n’arrive pas aller plus loin que la vague 3. C’est ce qu’appelle R. N. ELLIOT une failure. Cela se produit généralement lorsque la vague a été particulièrement significative. Pour anticiper la failure, il faut suivre attentivement le décompte de la vague 5 (voir les schémas ci-dessous).

failure des vagues d'impulsion
failure dans un marché baissier

Après une vague 3 très efficace, il faudrait s’attendre à une vague 5 plus laborieuse.

3. Figures en Biseau ou diagonal

Cette figure s’effectue principalement sur la vague 5. C’est formation en biseau ou diagonal traduit un essoufflement du marché. Ce biseau sera lui-même composé de cinq vagues et chaque vague sera composée de trois vagues (formation en 3-3-3-3-3). Ces vagues seront de plus en plus réduites. La figure sera confirmée lors de la cassure du biseau, qui normalement doit se faire à la fin de la cinquième vague (cinq vagues composées de trois vagues chacune). La cassure se fera par le bas pour un biseau haussier et par le haut pour un biseau baissier.

Voici ci-dessous les biseaux respectant ces principes.

analyse technique

Cette formation des vagues fonctionne aussi bien pour un biseau fermé (comme ci-dessus) que pour un biseau élargi (voir graphique du DOW JONES ci-dessous).

figures en biseaux

Le point important à retenir, est que dans ce cas de figure et seulement dans ce cas, le bottom de la vague 4 peut enfoncer le top de la vague 1 (mais pas obligatoirement). Voici donc les principales caractéristiques concernant la dynamique des vagues d’impulsion. Les vagues de correction, qui en général, sont plus difficiles à identifier présentent des caractéristiques différentes.

Cet article est complémentaire de l’article précédent portant sur l’introduction des vagues d’Elliott.

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